Milano-Cortina 2026 aura marqué les Jeux Olympiques d’Hiver comme étant les premiers à proposer des sites disséminés dans trois régions distinctes. Une singularité qui s’est poursuivie avec la cérémonie de clôture qui a aussi innové en en se déroulant dans un site historique, en l’occurrence les arènes de Vérone. La ville de Roméo et Juliette est ainsi devenue celle de l’amour… de l’opéra.
De Milan à Vérone, il n’y a qu’un pas… ou plutôt une région.
Si la première ville s’érige comme la capitale de la Lombardie, la seconde, associée dans le monde entier à Roméo et Juliette, est quant à elle le chef-lieu de la Vénétie. C’est également le point de convergence des fans d’opéra du répertoire populaire avec chaque année, depuis 1913, de mi-juin à début septembre, le festival Arena Di Verona.
Malgré la distance (168 km) qui les sépare, les deux villes ont vu leur cœur battre à l’unisson le dimanche 22 février 2026, celui des passionnés d’opéra et des amants malheureux de Shakespeare.
A l’occasion de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques d’hiver de Milano Cortina, l’amour des deux s’est conjugué avec un spectacle digne de la Scala avec ses personnages mythiques, le tout introduit par Rigoletto, le bouffon tragique de l’œuvre éponyme de Giuseppe Verdi.
Un site antique datant du 1er siècle
Bien avant la passion tragique de ses amants du XVIe siècle, Vérone était une province romaine, réputée notamment pour son amphithéâtre antique. Édifié en 30 après J-C, il pouvait accueillir près de 30 000 spectateurs.
Cette arène romaine, parmi les mieux conservées d’Italie, accueille jusqu’à 20 000 spectateurs les soirs du festival Arena Di Verona, haut lieu de l’art lyrique transalpin.
Les arènes de Vérone ont acquis leur réputation opératique dès 1822 avec la représentation du prélude lyrique de Rossini avant une première saison lyrique en 1856. Mais ce n’est que le 10 août 1913, à l’occasion du centenaire de la naissance de Giuseppe Verdi, que le festival a bel et bien démarré. En 1947, Maria Callas a même interprété la Gioconda d’Amilcare Ponchielli.

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Photo à la Une : Fondazione Milano Cortina 2026