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Park Hyatt Tokyo, l’hôtel du film Lost in Translation, rouvre totalement ses portes en mars 2026

Fort de quatre ans de projet et dix-neuf mois de travaux, le Park Hyatt Tokyo fait peau neuve en mars 2026. L’emblématique hôtel de la capitale japonaise, immortalisé tout au long du film de Sofia Coppola, Lost in Translation (2003), a revu ses chambres, ses parties communes et mis sur pied une toute nouvelle expérience gastronomique signée Alain Ducasse.

 

L’une des skylines les plus mythiques du cinéma des années 2000. 

 

Inauguré une première fois en 1994, Park Hyatt Tokyo méritait bien un petit rafraîchissement. Depuis ce mois de décembre clients et visiteurs peuvent constater l’ampleur des travaux réalisés par le studio de design Jouin Manku, basé à Paris sur l’emblématique hôtel cinq étoiles urbain, avec pas moins de 175 chambres et suites entièrement rénovés. 

 

Le bâtiment a lui-même servi de toile de fond à la rencontre inopinée et transformative de Scarlett Johansson et Bill Murray en pleines nuits sans sommeil dans le film Lost in Translation de Sofia Coppola.   

 

Pionnier de l’hospitality internationale

 

A son ouverture en 1994 entre le 39e et le 52e étage de la Shinjuku Park Tower de Kenzo Tange – haute de 235 mètres de haut – Park Hyatt Tokyo a introduit les plus hauts standards hôteliers du luxe occidental dans l’archipel japonais. 

 

Dès cette époque, l’établissement avait fait sensation avec ses atriums en verre vertigineux, ses intérieurs résidentiels intimistes conçus par John Morford ainsi que ses vues panoramiques sur Tokyo et le mont Fuji rendues notamment possible par l’emploi de lits bats. Véritable révolution pour l’époque, la moindre chambre présentait une superficie de 55 m². Le designer d’intérieur avait non seulement soigné l’accueil (avec le contraste entre la sobriété de l’entrée et le gigantisme du lobby ou encore la sensation d’être cerné par les livres en se dirigeant vers la réception) et l’éclairage, il avait également soigné les lignes de circulation des chambres, installant un dressing juste à côté de la porte, une salle de bain située juste derrière et la chambre à coucher dans la partie la plus intérieure de la pièce.

 

Désireux de conférer une certaine sérénité au sein de ce complexe de trois pyramides, le designer basé à Hong Kong, et lauréat en 2021 du Prix Pritzker (équivalent du Prix Nobel d’Architecture), a opté pour l’emploi de granit de sardaigne et marbre rouge pour la façade et de bois pour l’intérieur, offrant un contraste saisissant avec l’acier et le verre du building. 

 

Honorer le passé et embrasser l’avenir

 

“Pour un projet comme celui-ci, le défi en matière de conception s’apparente à un exercice de funambule”, explique Patrick Jouin, cofondateur et directeur du Studio de design parisien Jouin Manku. “Si vous en faites trop, vous risquez de manquer de respect au passé ; si vous n’en faites pas assez, vous négligez l’avenir”, complète-t-il. Sanjit Manku, partenaire de Jouin Manku , ajoute : “Dans une ville aussi dynamique que Tokyo, le silence lui-même peut être une forme de luxe. L’hôtel a toujours incarné une force tranquille. Notre objectif était de raviver sa chaleur, de laisser son esprit respirer à nouveau, afin que les clients puissent à nouveau ressentir la sérénité et l’humanité qui caractérisent cet endroit, tout en préservant son caractère emblématique pour les 30 prochaines années.”

 

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© Park Hyatt Tokyo

 

Là où l’ancien aménagement des chambres insistait sur le dynamisme urbain et le souvenir d’un Japon intemporel, le Park Hyatt Tokyo opte en 2026 pour la célébration d’un archipel nippon contemporain où l’art occupe une place certaine. Ainsi, les suites présentent les œuvres contemplatives et oniriques de Yoshitaka Echizenya, tandis que les chambres standard sont agrémentées de lithographies nouvelles. Les nostalgiques seront toutefois heureux de constater que certains éléments emblématiques de l’hôtel comme la décoration en feuilles de magnolia, les lampes washi iconiques d’Isamu Noguchi ou encore le mobilier sur-mesure aux tonalités noir anthracites, ont été conservés

 

L’une des nouveautés est sans doute l‘adjonction de plus petits espaces comme la suite Park (85 m²) qui, dotée d’un salon et d’une salle à manger spacieux et de dressings, offre une vue imprenable sur Harajuku, Shibuya, le sanctuaire Meiji et le parc Yoyogi. Pour leur part, les chambres Deluxe (55 m²) situées entre le 42e et le 51e étage sont équipées de lits king size ou doubles, de baignoires profondes et de divans-lits avec vue sur la ville ou le mont Fuji. Le studio Jouin Manku a réinterprété les suites Diplomat (160 m²), Governor’s (140 m²) et Presidential (290 m²), tandis que la très appréciée Tokyo Suite  (220 m²), créé en 2007, a été restaurée dans son design d’origine. Perchée au 50e étage et remise dans son jus, elle offre notamment un sauna à vapeur et une cuisine.

 

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© Park Hyatt Tokyo

 

Chacune des suites dispose d’un piano à queue Yamaha, d’espaces salon, chambre et salle d’eau distincts, d’un espace dressing, d’une table à manger pouvant accueillir entre quatre et huit convives ainsi que de larges baies vitrées favorisant la lumière naturelle et une vue imprenable sur la ville. La plus vaste, la Suite présidentielle, au 51e étage, comprend trois salons (bibliothèque, salle à manger et salon), chacun caractérisé par du bois chaleureux, du marbre richement veiné et des meubles sur mesure de Patrick Jouin. 

 

Bistronomie au sommet

 

A l’issue de sa réouverture, le Park Hyatt Tokyo a invité groupe Ducasse Paris fondé par le chef étoilé Michelin et entrepreneur Alain Ducasse et dirigé par le chef de cuisine Kojiro Tsutsumi à reprendre sa brasserie européenne. Girandole by Alain Ducasse se présente ainsi comme une table bistronomique alliant la tradition culinaire française à la précision japonaise. Avec ses banquettes en tissu et velours rouge foncé, ses murs recouverts de miroirs et ses accents bordeaux, cet espace de restauration évoque aisément une brasserie parisienne moderne. 

 

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Girandole by Alain Ducasse © Park Hyatt Tokyo

 

Plus que les yeux, le restaurant promet une expérience au sommet pour les papilles avec notamment le soufflé au fromage renversé, le filet de bœuf Wagyu accompagné de pommes de terre Anna et d’une sauce bordelaise réduite, la cocotte de homard au macaroni à la truffe ou encore le soufflé au chocolat Tokyo Alain Ducasse servi avec une glace au café.

 

“Notre ambition ? Construire des ponts. Un pont entre hier et aujourd’hui, un pont entre la France et le Japon”, explique le célèbre chef français Alain Ducasse. Et cela passe par la sélection des meilleurs produits du Japon afin de créer une cuisine typiquement française. 

 

Autres expériences

 

Outre Girandole by Alain Ducasse, l’établissement est doté de quatre autres établissements promettant des expériences gustatives de haute qualité. 

 

Point culminant d’une des trois tours, le Peak Lounge & Bar propose un menu agrémenté de son cocktail, intitulé « Six préfectures, un horizon », mêle des histoires locales d’héritage, d’artisanat et de terroir, du gin artisanal d’Hokkaido aux célèbres fraises de Tochigi en passant par l’awamori ensoleillé d’Okinawa. 

 

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© Park Hyatt Tokyo

 

Au 52e étage, la carte du New York Grill & Bar se veut d’une grande simplicité avec pour spécialité le faux-filet de Kobe, le steak Akagi Tomahawk, ou encore la purée de pommes de terre à l’ail et la salade César. Si la cave à vins s’est agrandi, il en va de même pour celle des cocktail avec quelques nouveautés dont  le L.I.T., un cocktail à base de saké subtilement sucré et de couleur rose, inspiré du film Lost in Translation. 

 

De son côté, Kozue propose une cuisine japonaise moderne inspirée du kaiseki traditionnel, sous la houlette du chef Nobuhiro Yoshida avec pour spécialités le sashimi de poisson-globe finement tranché et le bar rosé raffiné, légèrement assaisonné et accompagné d’une courge subtilement sucrée. 

 

Ajoutez à cela la possibilité à partir de mars 2026 de trouver des plats décontractés saisonniers à emporter au sein de l’épicerie fine du premier étage de la Shinjuku Park Tower. Il est également possible de dénicher des cadeaux à manger aussi bien au sein de la pâtisserie que de la charcuterie, toutes deux présentes dans l’hôtel tokyoïte. 

 

Les 45e et 47e étages sont le royaume du Club On The Park. Véritable havre de bien-être, les 2 090 m² proposent une piscine de 20 mètres sur 8 mètres située sous un atrium en verre monumental, des installations de remise en forme dont des équipements Technogym Artis ainsi qu’un programme quotidien de cours de fitness. De son côté, le spa comprend des bains à remous en marbre, des saunas, des bassins d’eau froide ainsi que sept salles de soins privées, dont une suite pour couples.

 

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© Park Hyatt Tokyo

 

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Photo à la Une : © Park Hyatt Tokyo

Image de Victor Gosselin
Victor Gosselin
Victor Gosselin is a journalist specializing in luxury, HR, tech, retail, and editorial consulting. A graduate of EIML Paris, he has been working in the luxury industry for 13 years. Fond of fashion, Asia, history, and long format, this ex-Welcome To The Jungle and Time To Disrupt likes to analyze the news from a sociological and cultural angle.

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