Brigitte Bardot s’est éteinte le 28 décembre à Saint-Tropez à l’âge de 91 ans. Avec elle ce n’est pas seulement une icône de la mode qui nous a quitté mais un sex-symbol, une chanteuse doublée d’une actrice et surtout une Marilyn Monroe française, à savoir la toute première star totale hexagonale de l’histoire.
Ne vous fiez pas à ses traits angéliques. Avec sa gouaille, sa franchise désarmante et sa liberté d’esprit, la blonde incendiaire a secoué les puritaines années 50, se hissant, bien malgré elle, en porte-drapeau de la libération sexuelle.
A l’instar d’une autre icône, américaine cette fois, Marilyn Monroe (17 ans de carrière), Brigitte Bardot est parvenue à marquer durablement l’époque et la pop culture malgré une carrière sous les projecteurs assez courte. Deux décennies plus tard, les droits des animaux n’ont pas tardé à prendre le pas sur son quotidien de star quotidiennement traquée et mitraillée par les flashs des photographes du monde entier.
C’est ainsi loin des projecteurs, que B.B. s’est inventé une nouvelle vie pleinement engagée dans la cause animale jusqu’à sa disparition des suites d’un cancer, le 28 décembre, un chiffre qui fait directement échos à son jour de naissance. Voici son histoire.
Sacrée bourgeoise du XVIe
Brigitte, Anne-Marie Bardot, est née le 28 septembre 1934 dans une famille catholique bourgeoise du 15e arrondissement de Paris. Son père, Louis, est ingénieur et travaille comme industriel, propriétaire des usines Bardot (aujourd’hui propriété d’Air liquide) tandis que sa mère, fille d’un directeur d’une compagnie d’assurance, deviendra modiste.
Le foyer où naît Brigitte est également porté sur le milieu des arts et du spectacle, qu’il fréquente assidûment mais de manière discrète. Le père écrit à ses heures perdues des poèmes sous le nom d’emprunt de Pilou-Bardot. La mère, qui a grandi dans la haute bourgeoisie avec des parents possédant notamment une loge à la Scala de son Milan natal, a quant à elle toujours voulu être danseuse ou actrice. Épris de cinéma et féru de films familiaux amateurs, le couple n’impose pas moins une discipline assez stricte. A la maison, le vouvoiement est de rigueur et les punitions ne sont pas rares en cas de bêtise. Brigitte Bardot a ainsi déclaré avoir été “tenue jusqu’à l’âge de 15 ans”, “surveillée avec une gouvernante”, ne sortant alors jamais dans la rue toute seule.
Complexée par son physique, en particulier du fait d’un léger strabisme à l’œil gauche, Brigitte acquiert cependant – non sans gifles – le “port de tête altier” qui inscrira sa légende. Quant à son phrasé, elle le doit à un père dur d’oreille à qui il fallait parler distinctement pour se faire comprendre.
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Photo à la Une : DR