Le 23 septembre 2025, le monde du 7ème art européen a perdu l’une de ses icônes. L’actrice Claudia Cardinale s’est éteinte mais son œuvre cinématographique, elle, continue de fasciner.
Claudia Cardinale est née à La Goulette, une banlieue de Tunis, en 1938, dans une famille d’origine sicilienne. Elle grandit dans un environnement multiculturel, parlant français, sicilien (et arabe dans une certaine mesure). Ce n’est qu’à l’âge adulte, quand elle commence à tourner en Italie, qu’elle apprend l’italien efficacement. Si elle aspirait à devenir institutrice ou même exploratrice à l’adolescence, les portes du cinéma s’ouvrent presque par hasard.
D’un concours de beauté au cinéma italien
C’est par sa beauté que l’actrice entre dans l’univers cinématographique. Claudia Cardinale remporte en 1957 à un concours de beauté en Tunisie et est élue “plus belle Italienne de Tunis”. Elle est alors repérée par l’industrie du 7ème art italien. Elle se rend à la Mostra de Venise et commence à fréquenter les personnalités importantes du milieu.

Claudia Cardinale fait ses tout premiers pas au cinéma en 1958 dans le film Goha, réalisé par Jacques Baratier, tourné en Tunisie, avec Omar Sharif dans le rôle principal. Elle y apparaît dans un petit rôle, mais ce fut son véritable début à l’écran. Son premier rôle marquant en Italie arrive la même année avec I soliti ignoti (Le Pigeon) de Mario Monicelli, où elle commence à se faire remarquer dans le cinéma italien.

Elle enchaîne des films italiens d’auteurs, des néoréalistes et drames sociaux, comme Rocco et ses frères (1959) de Luchino Visconti, qui la fait connaître internationalement. 1963 est une année charnière : elle joue dans Huit et demi de Fellini et Le Guépard (Il Gattopardo) de Visconti, renforçant sa stature cinématographique. Mais la jeune actrice ne compte pas laisser s’enfermer par certains critiques, qui se focalisent sur sa beauté, dans les rôles de diva et de séductrice. Pour autant, Claudia Cardinale accepte le vieillissement et refuse les faux-semblants avec assurance et en toute modestie, faisant un pied de nez à ses détracteurs.
Une diversification de rôles venant asseoir sa renommée
Elle joue alors dans des productions plus diverses, comme les westerns dont Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, mais aussi des comédies, des films d’aventure et des œuvres historiques. Dans les années 70, sa séparation professionnelle/personnelle avec le producteur Franco Cristaldi joue un rôle dans la trajectoire de sa carrière. Certains médias estiment que cela a pu lui créer des obstacles. Elle tourne en 1975 avec Mauro Bolognini dans Libera, My Love, et Werner Herzog dans Fitzcarraldo en 1982. Même si ses rôles se font plus rares, l’actrice continue de jouer, notamment dans des rôles plus mûr. Elle se tourne aussi vers la télévision, le théâtre, comme en 2000 où elle monte pour la première fois sur scène dans La Vénus à la fourrure. Deux ans plus tard, on l’aperçoit dans And Now… Ladies and Gentlemen de Claude Lelouch.
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Photo à la Une : © DR