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Les Etats-Unis accusent un nouveau déficit commercial historique

Les Etats-Unis accusent un nouveau déficit commercial historique

Le département du Commerce a dévoilé mercredi que le déficit de la balance commerciale des Etats-Unis atteint en février s’est creusé de 4,8% à 71,1 milliards de dollars (59,8 milliards d’euros). Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un déficit de 70,5 milliards.

 

Porté par une reprise économique plus rapide que dans le reste du monde, notamment grâce au plan de soutien de l’activité économique de 1.900 milliards de dollars et des projets dans les infrastructures, le déficit commercial américain a atteint des niveaux records en février. 

 

« La croissance américaine plus rapide que dans le reste du monde a creusé le déficit commercial à des niveaux records », commente dans une note Oren Klachkin, économiste pour Oxford Economics, anticipant que celui-ci « devrait continuer à se creuser alors que la reprise américaine va s’intensifier au printemps et à l’été ».

 

Le creusement du déficit de 4,8% par rapport au mois précédent a été entraîné par une baisse des exportations de 2,6% à 187,3 milliards de dollars, soit une baisse supérieure à celle des importations, qui ont été de 258,3 milliards de dollars (-0,7%). 

 

À noter que les importations de biens d’équipement ont ainsi inscrit un record et celles de fournitures et de matières premières pour l’industrie ont enregistré leur plus haut niveau depuis octobre 2018.

 

« L’amélioration de la situation sanitaire, la réouverture de l’économie et les dépenses budgétaires vont dynamiser la demande domestique et exerceront une forte pression sur les importations » tandis que les exportations, tributaires de la reprise plus lente de l’économie dans le reste du monde, seront moins puissantes, ajoute Oren Klachkin.

 

Pour les seuls biens et par zone géographique, le déficit commercial s’est creusé avec la Chine d’environ 10% sur un mois. Il s’est en revanche nettement résorbé de 42% avec le Mexique et a reculé de 5% avec l’Union européenne. 

 

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Toutefois, lors de la dernière réunion de politique monétaire organisée par la Banque centrale américaine (Fed), son patron Jérôme Powel a cherché a rassurer en affirmant que les achats de bons du Trésor public par l’institution et les taux d’intérêt bas continuaient de se justifier jusqu’à ce que « de substantiels progrès » de l’économie soient mis en évidence. Ainsi, le risque de tensions inflationnistes est qualifié de « largement équilibré » lors de la réunion de la Fed, et la Banque centrale américaine confirme que sa volonté à soutenir l’économie reste la même.

 

Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a revu très fortement en hausse mardi ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis, à 6,4% pour 2021 (+1,3 point) et 3,5% pour 2022 (+1 point), estimant qu’il s’agit de « la seule grande économie » dont le PIB 2022 va dépasser la prévision qui avait été faite avant la pandémie. 

 

Lire aussi > ETATS-UNIS : LE PLAN DE RELANCE DE JOE BIDEN ET SES INFLUENCES FUTURES SUR L’ECONOMIE MONDIALE

 

Photo à la Une : © Presse

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