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Kering aurait versé des rémunérations offshore à ses dirigeants

Kering aurait versé des rémunérations offshore à ses dirigeants

Selon l’enquête OpenLux, le groupe Kering serait accusé de s’être servi de filiales financières basées au Luxembourg afin de verser des rémunérations offshore à ses dirigeants.

 

D’après l’enquête OpenLux, réalisée par plusieurs médias européens dont le média français Le Monde, et analysant la fiscalité dans le centre financier du Grand-Duché du Luxembourg, le géant du luxe Kering serait accusé d’avoir versé des rémunérations offshore à ses dirigeants.

 

Le propriétaire de Gucci, Balenciaga et Yves Saint Laurent aurait ainsi usé d’un « système de rémunération offshore » dans le but de « verser des dizaines de millions d’euros de salaires à ses dirigeants, par l’intermédiaire d’une société luxembourgeoise baptisée Castera« , selon l’enquête.

 

Alors qu’à la bourse de Paris, les actions du groupe sont déjà en recul, le groupe Kering a assuré à l’AFP que la “présence de filiales au Luxembourg est normale”, surtout pour un groupe d’envergure comme Keringprésent dans plus de 60 pays”. Le groupe a ajouté que “l’activité de ces sociétés, dont le nombre est très limité et l’existence liée à des raisons historiques, est parfaitement légitime et légale”.

 

Déjà, en 2018, le site Médiapart rapportait que Kering avait versé “une partie des salaires du patron de Gucci, Marco Bizzarri”, depuis cette société Luxembourgeoise fondée en 2000, ce qui lui a permis d’économiser “une grande partie des cotisations sociales qu’il aurait payées en Italie”, d’après le site d’information français.

 

L’article rapporte également que Keringa reconnu auprès du Monde que plusieurs autres dirigeants des prestigieuses maisons du groupe ont été salariés et rémunérés par cette société luxembourgeoise, dans laquelle ils n’ont jamais mis les pieds”.

 

La société Castera est accusée d’avoir “versé 78 millions d’euros de salaires à ces mystérieux bénéficiaires, en 2018”, réglant ainsi « moins de 1% de cotisations sociales”, tandis qu’elle aurait dû régler “au moins 10% si elles avaient été versées depuis la France« .

 

Le Monde rapporte également que le « système de rémunération offshore » utilisé par Kering au Luxembourg aurait été abandonné dès mars 2019, au profit des Pays-Bas, où le groupe aurait transféré la plupart de ses actifs vers “un autre paradis fiscal un peu plus opaque, où elle n’a pas l’obligation de publier ses comptes”.

 

Voir aussi

Déjà condamné en 2019 à verser une amende de 1,25 milliard d’euros à l’Italie pour fraude fiscale, le groupe Kering est désormais visé par une enquête du parquet national financier en France depuis février 2019, pour des faits de “blanchiment de fraude fiscale aggravé”.

 

D’après Le Monde, le fisclui réclame 150 millions d’euros dans le cadre d’un redressement fiscal sur sa filiale française Yves Saint Laurent”, des chiffres qui n’ont pas été confirmés par l’administration fiscale, sous couvert du “secret fiscal”.

 

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Photo à la Une : © Presse

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