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Dior célèbre « L’identité noire » à travers le célèbre artiste ghanéen Amoako Boafo

Dior célèbre « L’identité noire » à travers le célèbre artiste ghanéen Amoako Boafo

La Maison de luxe française s’est inspirée pour sa nouvelle collection Homme Printemps-Été 2021 du célèbre artiste ouest-africain Amoako Boafo connu pour sa série « Black Disparo ». Une manière pour Dior de mettre en lumière l’identité noire.

 

En vue du contexte historique actuel, Kim Jones est l’un des rares créateurs à sembler en phase cette saison avec le mouvement international Black Lives Matter (Les vies noires comptent), un moment révolutionnaire dans la politique et la société, et pas assez présent dans les collections de mode.

 

© Dior

 

Le créateur britannique Kim Jones s’est montré engagé en valorisant l’identité noire à travers les créations de l’artiste ghanéen dans sa Collection homme lors de la Fashion Week numérique à Paris.

 

Les deux hommes se sont rencontrés au Rubell Museum de Miami, devant lequel Dior avait organisé son dernier défilé Croisière.

 

Tout part d’une discussion sur une robe verte dessinée par Monsieur Dior, dont Kim Jones avait retrouvé la teinte dans un tableau d’Amoako Boafo appelé Green Beret lors d’une visite au Ghana.
À partir de là, le travail du peintre a commencé à infuser les textures, les surfaces et les couleurs de cette collection Printemps-Été 2021.

 

Amaoko Boafo peint avec ses doigts des portraits d’hommes noirs qui ont « un sens du style ».
Dior place au centre du film l’artiste « qui explore la perception de l’identité noire et de la masculinité ».

 

Une présentation à la fois sophistiquée, majestueuse et raffinée. Un véritable énoncé de mode, pertinent et riche d’enseignements.

 

Au croisement de l’art contemporain et du documentaire, le film se présente en deux parties : une première éditée par l’artiste vidéo Chris Cunningham avec des images tournées à Londres et au Ghana et une seconde réalisée par Jackie Nickerson dévoilant les tenues de Kim Jones.

 

Le film s’ouvre en Afrique, sur une plage sauvage au bord de l’Océan Atlantique. Au second plan, on se retrouve dans l’atelier du peintre, également illustrateur, dont la technique autodidacte, la peinture dynamique capturent quelque chose d’une fierté universelle qui se lit sur les visages sereins de ses sujets.

 

© Dior

 

La vidéo a été dévoilée en ligne lundi, le dernier jour de la première édition exclusivement numérique de la Paris Fashion Week masculine.

 

Si la présentation de haute couture Dior il y a une semaine dans un film du réalisateur italien Matteo Garrone a été critiquée pour son manque de diversité, cette collection homme de la maison de luxe française est portée exclusivement par des mannequins noirs.

 

La Maison présente une collection mixant des pièces sportswear chics avec des vestes et manteaux aux coupes sophistiquées, couleur gris perle emblématique de Dior avec des touches flashy de rose, jaune ou vert est née de la fusion de ces deux mondes créatifs dont la vidéo montre des affinités inattendues

 

Les tableaux d’Amoako Boafo, valeur montante qui explose sur le marché de l’art, sont transposés sur des silhouettes Hautes couture « subtilement fuselées et épurées », souligne Dior dans un communiqué.

 

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© Dior

 

« J’adore son travail, j’ai toujours voulu travailler avec un artiste africain, car j’ai grandi en Afrique et l’art africain a toujours fait partie de ma vie », explique Kim Jones dans le film.

 

Par ailleurs, Amoako Boafo aime peindre ses amis, sa famille et ceux qu’il admire. En effet, dans la vidéo, ses modèles posent devant leurs propres portraits habillés en Dior. Certains d’entre eux se réunissent ensuite dans son studio d’Accra, dont ce jeune homme fringant, perles dans les dreadlocks et sweat à capuche gris éclaboussé de peinture sur le dos.

 

« C’est intéressant de collaborer avec une maison de mode : chez Dior, ils ont été en mesure de transposer ma technique de peinture au doigt sur des vêtements« , s’émerveille le peintre de 36 ans.

 

Lorsque Kim Jones se rend dans l’atelier du jeune peintre de 36 ans au Ghana, il découvre une œuvre représentant un homme vêtu d’une chemise ornée d’un imprimé lierre, emblématique de la maison française.

 

« À partir de là, nous avons eu l’idée d’utiliser les textures, les imprimés, les motifs et les couleurs de ses œuvres afin de créer de véritables portraits vivants », poursuit le styliste britannique. Cette idée était d’abord destinée pour un défilé qui n’a pas pu avoir lieu pour cause de crise sanitaire, mais le film a permis de parler davantage de l’artiste, « de sa vie, de ses sujets et de ses portraits », souligne Kim Jones.

 

Lire aussi > PARIS : BILAN D’UNE PREMIÈRE FASHION WEEK DIGITALE HORS NORME

 

Photo à la Une : © Dior

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