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Clarins : acquisition du Château Beauséjour, grand cru classé B

Clarins : acquisition du Château Beauséjour, grand cru classé B

Mercredi 7 avril, la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) de Nouvelle-Aquitaine a finalement attribué le château Beauséjour, premier grand cru classé B de Saint-Emilion, associé à Joséphine Duffau-Lagarrosse, une des héritières du domaine, au groupe cosmétique Clarins. Une cession estimée au prix de 75 millions d’euros.

 

Dans son communiqué la Safer, société à but non lucratif avec des missions d’intérêt général et placée sous tutelle de l’Etat, précise que la cession se fera “sous la condition de garantir et de sécuriser l’installation” de la jeune agricultrice. La propriété doit également être maintenue «dans son intégralité en ne divisant pas le parcellaire, afin de ne pas faire obstacle au maintien du classement Saint-Emilion 1er grand cru classé.»

 

Sans les nommer, la Safer a dit avoir recueilli quatre candidatures pour ce prestigieux domaine du Bordelais de 6,24 hectares appartenant depuis 1847 aux Duffau-Lagarrosse, qui l’ont mis en vente à l’été 2020.

 

Un domaine convoité

 

Pour rappel, le domaine était convoité par deux proches la famille Cuvelier, propriétaire du Clos Fourtet, et par Stéphanie de Boüard-Rivoal, PDG de Château Angélus, mais « à titre strictement personnel » pour cette dernière et non pas au nom de son domaine.

 

La famille Courtin-Clarins (groupe Clarins) s’était présentée comme principal investisseur dans l’offre de Joséphine Duffau-Lagarrosse, 30 ans, et initialement opposée à la vente par sa famille, selon la presse locale.

 

Une cession à rebondissements

 

Bien évidemment, la cession n’a pas été sans obstacles. En novembre, une majorité des associés propriétaires de la famille avait choisi les Cuvelier. Stéphanie de Boüard-Rivoal n’avait alors obtenu aucune voix. Mais la responsabilité de la vente a ensuite été confiée à la Safer. 

 

Dans un communiqué diffusé le 31 mars, la famille Cuvelier reproche à la commission technique de la Safer d’avoir « rebattu les cartes dans des conditions d’opacité douteuses » , alors qu’elle avait « remporté l’appel d’offres à la loyale » , associée à un jeune agriculteur.

 

À la mi-mars, le comité technique départemental de la Safer avait donné un avis consultatif favorable à Stéphanie de Boüard-Rivoal. Il avait été examiné par un comité de validation régional qui avait renvoyé la décision définitive au conseil d’administration régional.

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Mais finalement, le conseil a choisi une troisième voie, décidant « de maintenir la propriété (…) dans son intégralité en ne divisant pas le parcellaire, afin de ne pas faire obstacle au maintien du classement » de Beauséjour et de « maintenir le lien historique entre cette exploitation et l’un des membres de la famille Duffau-Lagarrosse”.

 

«Le comité n’a pas de pouvoir de décision d’attribution. Hier, c’est le conseil d’administration qui s’est réuni pour la première fois. Il a choisi de ne pas suivre cet avis pour donner la priorité à ‘l’installation’». La Safer explique aussi avoir voulu «maintenir le lien historique entre cette exploitation viticole et l’un des membres de la famille Duffau-Lagarrosse». a déclaré le directeur de la Safer Nouvelle-Aquitaine, Michel Lachat auprès de Libération, assurant que l’avis émanant du comité technique en mars 2021 était purement «consultatif». 

 

Lire aussi > L’ANCRAGE TERRITORIAL DU LUXE FRANCAIS ET SES EMPLOIS AU COEUR DES PRIORITES DU COMITE COLBERT

 

Photo à la Une : © Presse

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