Vous lisez en ce moment
CAC40 : début de séance mitigé pour le luxe

CAC40 : début de séance mitigé pour le luxe

Mardi 19 janvier, à la veille de l’investiture de Joe Biden à la Maison-Blanche et pendant le discours de la future secrétaire au Trésor Janet Yellen devant les sénateurs américains, le CAC 40 a clôturé avec une baisse de 0,33 %, passant sous les 5,600 points. Cependant, ce matin l’indice parisien affiche une légère hausse à l’ouverture avec 5,615,41 points. De leur côté, les titres de luxe suivent la tendance.

 

Cela fait déjà plusieurs semaines que le CAC 40 connait des résultats mitigés et démontre une certaine stagnation en ne s’orientant ni à la baisse ni à la hausse. Ayant débuté la semaine par une hausse de 0,10%, le CAC 40 a tout de même fini par repasser dans le négatif hier soir en rétrocédant 0,3% à 5598,6 points. 

 

Le secteur du luxe est lui aussi emporté par ce vent de défiance : Kering a perdu 2,68% à 547,90 euros, LVMH 1,72% à 491,05 euros et Hermès 2,84% à 862,40 euros.

 

Au final, le CAC40 a affiché une légère hausse à l’ouverture ce matin, au-dessus des 5.600 points dont il est demeuré tout proche en clôture hier, mais la tendance demeure fragile.

 

LVMH a repassé la barre des 500 points aux alentours de 9h30, Kering a légèrement augmenté avec 555 points, de même pour Hermès avec 873 points à la même heure.

 

Alors même si le mois de janvier est censé être un mois porteur pour les marchés financiers, les investisseurs se montrent dubitatifs et restent sur leurs gardes vis à vis de la crise sanitaire avant tout, mais également vis à vis des différents contextes politiques mondiaux. 

 

En effet, la situation économique et politique aux Etats-Unis est au premier plan cette semaine, à commencer par l’audition de Janet Yellen hier soir, ainsi que le serment qui doit être prêté aujourd’hui par Joe Biden pour devenir officiellement le 46e président des Etats-Unis. 

 

Les investisseurs semblent vouloir rester sur la défensive avant la prise de fonctions de celui-ci. Ils redoutent particulièrement sa politique de relance qui pourrait favoriser selon eux les déficits, qui conduirait par la suite à une augmentation de l’endettement, à une remontée des taux d’intérêt et à des hausses d’impôts.

 

Les déclarations de Janet Yellen n’ont pas créé la surprise, celle-ci a défendu le nouveau plan de soutien budgétaire de 1.900 milliards de dollars, proposé par Joe Biden, en estimant qu’il fallait « frapper fort » face à la pandémie de coronavirus. Il est nécessaire d’investir dans les infrastructures, la R&D, la formation et de ne pas avoir peur des dettes puisque les taux d’intérêts sont très bas. 

 

« Ni le président élu, ni moi ne proposons ce plan d’aide sans prendre en compte le fardeau de la dette de ce pays. Mais à ce moment précis, avec des taux d’intérêt à des plus bas historiques, la chose la plus intelligente que nous puissions faire est de frapper fort” , a-t-elle affirmé.

Voir aussi


 

Les investisseurs demeurent également attentifs sur les développements politiques à Rome, alors que le Premier ministre Giuseppe Conte doit faire face à deux jours de votes parlementaires qui décideront si sa fragile coalition peut s’accrocher au pouvoir. Il a remporté un vote de confiance au Sénat de la chambre haute mardi, s’assurant ainsi de rester au pouvoir après qu’un partenaire de second rang ait quitté sa coalition la semaine dernière.

 

Rappelons que la zone de 5600-5700 points est une zone clé pour le CAC 40 ces derniers mois, au sein de celle-ci rien n’est certain, au dessus de celle-ci les marchés financiers peuvent mettre de coté leur inquiétude. 

 

Le potentiel de hausse de l’indice parisien paraît alors limité à court terme.

 

Lire aussi > CAC 40 : LA BOURSE DE PARIS STABLE POUR L’ULTIME SEANCE 2020, LE LUXE EN VEDETTE

 

Photo à la Une : © Presse

Comment avez vous trouvez l'article ?
Excited
0
Happy
0
In Love
0
Not Sure
0
Silly
0

COPYRIGHT 2021 LUXUS + ALL RIGHTS RESERVED

Revenir en haut