Les consommateurs asiatiques face au luxe : du statut à l’hédonisme

L’économie chinoise ralentit, le Japon remonte lentement mais sûrement la pente après 25 ans de déflation, Singapour accueille de plus en plus de marques de luxe répondant ainsi à la demande des consommateurs, la Corée du Sud confirme son intérêt pour les cosmétiques. Bref, l’Asie bouge, évolue : chaque pays suit son chemin dans sa relation au luxe. Sans véritable racine en Chine, en Corée et à Singapour, le luxe s’y installe bien différemment qu’au Japon, plus traditionnellement amateur de luxe occidental. Si bien que les acteurs du secteur s’interrogent sur la manière dont le luxe est considéré par les consommateurs asiatiques, principal moteur de la croissance du luxe dans le monde.

Par Dr Evelyne Resnick

Le luxe, synonyme de marqueur social et de différenciation

Selon le rapport WLT intitulé Réalliance & Refondation des valeurs du luxe de Ipsos, le luxe, considéré comme un marqueur social pour 79% des consommateurs de 5 pays du « Grand Est » (la Chine, Hong Kong, la Corée du Sud, le Japon et la Russie) est aussi un outil de pouvoir pour les femmes (+10 pts sur la zone par rapport à la vague précédente). La nouveauté de ces dernières années est en effet la montée en puissance des femmes en Asie qui cherchent à s’affirmer non plus seulement par l’achat de sacs Louis Vuitton mais aussi, par exemple, de superbes Maserati. Les acheteuses représentent 40% des ventes de voitures de luxe en Chine. A Singapour, leur goût les porte plus particulièrement vers Porsche ou BMW. […]

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