La Fashion Week Parisienne sous le signe de la créativité

La fashion Week parisienne se termine ce soir, avec 76 shows présentés en neuf jours. Retour sur la créativité et le savoir-faire à la française.

Chloé rend hommage à Karl Lagerfeld

photo: Chloé
La maison Chloé a rendu hommage à Karl Lagerfeld à l’occasion du dernier défilé de la griffe, saluant le couturier récemment disparu qui fut le créateur de la maison dans les années 1970 et 1990.
Un petit paquet de photos déposé sur chaque siège comprenait six clichés des années 1970, des publications et campagnes de pub, illustrant l’esprit d’insouciance de cette époque. Au dos de chaque carte, on trouvait des citations de Karl.

On a pu assister à une démonstration de féminité moderne, un style sophistiqué et plein d’assurance. Presque tous les looks étaient un mélange : des jupes-culottes croisées avec des robes du soir à larges carreaux, une robe-chemise kaki dramatisée par un kilt inversé laissé ouvert. Les idées qui fonctionnaient le mieux étaient les plus simples comme les robes-chemises en toile de Jouy, et les manteaux croisés en cuir brut façon boyfriend.

Tommy Hilfiger célèbre la diversité

photo: Tommy Hilfiger
Pour son premier défilé dans la capitale, Tommy Hilfiger épaulé par l’actrice Zendaya a délivré un hymne épique à toutes les femmes, quelque soit leur couleur de peau, leur âge ou leur morphologie, dans une atmosphère disco.

C’est la fascination de Zendaya pour la « Bataille de Versailles » qui a inspiré la collection.  Ce moment déterminant a prouvé à la mode américaine qu’elle était tout à fait capable de rivaliser avec l’establishment français.

La majeure partie des modèles étaient noires et Tommy Hilfiger a aussi fait appel à de nombreux mannequins grande taille qui ont reçu des salves d’applaudissements du public.

Tommy Hilfiger a même mis en scène sa propre histoire dans un superbe petit film avec Zendaya, qu’on aurait dit tourné dans le quartier new-yorkais de SoHo et qui était en fait réalisé dans le Soho londonien.

Valentino sous le signe de l’amour

photo: Valentino

Présentée, comme au cours des dernières saisons, sous une tente en grande partie transparente dans le VIIe arrondissement, offrant une vue imprenable sur les toits de Paris et la coupole des Invalides.

Le programme était un livre intitulé Valentino on Love, avec de courts poèmes et textes de Robert Montgomery, Greta Bellamacina, Yrsa Daley-Ward et Mustafa the Poet.

Le premier look, et même un bon tiers des passages, présentait des images d’un couple épris. Un manteau swing à manches géantes avec deux nus néoclassiques en pleine étreinte, entourés d’images géantes Photoshop de boutons de rose ; la même composition apparaissant au passage suivant, mais imprimée sur une blouse en crêpe à manches en tulipe. Créées par Jun Takahashi d’Undercover, les images sont également apparues sur des hauts en laine feutrée et même sur un grand trench-coat beige.

Pierpaolo Piccioli a également imprimé des gravures de roses massives sur des tuniques en soie ; et a tout orné, des cabans aux capes, de textes de livres de poésie. Des papillons colossaux encerclaient et célébraient les garçons et les filles touchés par l’amour. Des illustrations d’amoureux Pop Art nus s’embrassant figuraient sur des petites robes cocktail roses ou noires évasées.

 

Celine moins rock et plus Saint-Germain des Prés

photo: Celine

Hedi Slimane a présenté un défilé exceptionnel, derrière les Invalides, à travers une approche contemporaine et très riche d’un chic plein de vivacité à la française. Une réinvention de l’ADN stylé de ce quartier iconique tout proche : Saint-Germain-des-Prés.

Une silhouette inaugurale très bien vue en est sortie : veste boyfriend à carreaux, corsages romantiques parachevés par des étoles à volants dorés et micro jupes-culottes plissées écossaises flirtant avec des cuissardes. La jupe multiplis ou la longue jupe-culotte, ou encore les deux à la fois, étaient au cœur de la collection, à la fois habillée et sexy. Hedi les a associées à des blousons d’aviateur en mouton retourné oversized, des cardigans à paillettes dorées très cool, des blousons de baseball en cuir ciré souple ou de motard high-tech avec fermeture Eclair décentrée.

Beaucoup de silhouettes étaient scindées par de fines ceintures en cuir avec beaucoup de boucles dorées, leur procurant une ligne très définie au niveau de la taille.

« Pour être honnête, j’avais déjà l’idée de cette collection quand j’ai pris le poste en février dernier. Ce sont toutes ces belles dames de Saint-Germain », a expliqué le créateur.

 

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