La manufacture des Vosges érigée en 1921 a longtemps concentré à elle seule l’univers du cristallier. Jusqu’à l’arrivée en 2011 d’un musée, puis en 2015 et 2016 de deux hôtels-restaurants haut de gamme estampillés Lalique.

Si Silvio Denz a décidé d’investir dans Lalique, en difficultés financières, c’était avec l’objectif de développer « un positionnement « lifestyle » autour de six piliers : objets décoratifs, architecture d’intérieur, bijoux, parfums, art et hôtellerie-restauration« , dans le but de « créer des synergies entre le cristal, le vin, la gastronomie et l’hospitalité« , souligne-t-il.

Au fil des années, au-delà de ses traditionnels verres, carafes, vases et flacons de parfum, Lalique a ainsi essaimé son cristal sur des accoudoirs de fauteuils, des appliques de lampes, au coin de miroirs, dans des boucles d’oreilles ou des flacons de spiritueux. En cuisine, on s’est aussi « ajusté » aussi à cette convergence des univers, « et c’est juste captivant« , estime le chef Jean-Georges Klein, qui compte décrocher pour la Villa Lalique une troisième étoile.

Lalique a crée une barrique, d’un poids de 400 kilos, tout en cristal, même les rivets. Une pièce unique au monde qui trône depuis quelques semaines au cœur du château Lafaurie-Peyraguey, dans le Sauternais, qui fête ses 400 ans et dont la célèbre cristallerie est propriétaire depuis 2013.

Le fond transparent du gros tonneau sanglé de cuir noble est illustré d’une reproduction d’une gravure de René Lalique de 1928 intitulée « Femme et raisin », qui orne également les bouteilles de ce 1er grand cru classé en 1855. 12 corps de métier et 2 ans de travail ont été nécessaires pour la réaliser, l’assembler et la décorer dans la manufacture Lalique à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin).