Le marché de l’automobile de luxe traverse une mauvaise passe

Le Mondial de l’Auto, qui s’est achevé le 14 octobre, a laissé un goût amer aux constructeurs automobiles. Pour cause, le marché chinois est en baisse, une première depuis 1990 selon le cabinet d’étude chinois Nomura.

Par Marguerite

 

Défilé de 130 Ferrari à Guangzhou (Chine) (C) SIPA

Le marché chinois, leader mondial de l’automobile depuis 2009, est en baisse par rapport à 2017. Le géant américain General Motors a en effet pu observer une baisse de 15% de ses ventes en Chine et la marque allemande Volkswagen de 11% depuis l’année dernière.

En cause, plusieurs facteurs. A commencer par des facteurs économiques : la bourse chinoise a chuté de 50% en 2018, le prix de l’essence a énormément augmenté et on observe une hausse du marché de l’occasion, du covoiturage et du VTC.

Il faut rappeler que Didi Chuxing, l’équivalent de Uber en Chine, a atteint 500 millions d’utilisateurs et 10 milliards de courses par an.

Mais certains facteurs sociétaux sont également à prendre en considération : les embouteillages en ville sont de plus en plus étendus et la voiture est donc devenue un fardeau pour les habitants Chinois.

Par ailleurs, de nouvelles mesures pour aider à la réduction du taux de C02 sont mises en place comme les tirages au sort pour obtenir une carte grise.

Le marché automobile chinois est capital pour les constructeurs européens puisque la Chine représente 40% du marché de l’automobile de luxe dans le monde. Ainsi, son état influence de manière sévère le marché occidental. La marque britannique Jaguar Land Rover a dû annoncer la fermeture d’une de ses usines à cause de la chute des ventes en Chine.

Néanmoins, de récentes études universitaires montrent que le secteur automobile cherche à se racheter. Les marques automobiles de luxe continuent d’investir en Asie. Par exemple, Mercedes ouvre 75 concessions en plus dans 36 villes chinoises. De nouvelles stratégies marketing sont également adoptées pour relancer les ventes locales et globales, et répondre aux besoins des consommateurs chinois.

Par Marguerite

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